Une interview de Jacques Couderc, gérant du centre équestre, est parue ce lundi 14 septembre dans le quotidien "Sud Ouest".

Cette dernière, dont vous trouverez le détail dans la suite de cet article, nous présente le projet de développement du centre par Mr Couderc.

Bonne lecture ! ;-)

 

Jacques Couderc est le nouvel homme fort du centre équestre du Maine Gaudin qu’il a repris le 15 février.


Lui qui s’est occupé pendant dix-neuf ans du centre équestre de Pompadour et qui gère le centre équestre implanté dans l’enceinte du club Med de Vittel, a un projet pour relancer l’attractivité du club hippique royannais qui, ces dernières années, a subi une érosion de ses licenciés. Il a signé un bail de sept ans avec la Ville. Sept ans pour mettre en place son plan et réussir. 

« Sud Ouest ». Vous êtes aux manettes du centre équestre depuis quelques mois. Dans quel état l’avez-vous trouvé ? 

Jacques Couderc. Il y a eu un turn over important à la direction avec quatre directeurs en quatre ans. Ce n’est jamais très bon. Il faut de la stabilité. Les équipes d’enseignants ont aussi beaucoup bougé, ce qui a eu des conséquences sur le fonctionnement du centre équestre et donc sur le chiffre d’affaires. Or, le site est superbe et il y a plusieurs axes de développement possibles. Trois pour être exact. J’ai un plan pour relancer le centre équestre. 

« Sud Ouest ». Quels sont ces axes ? 

Jacques Couderc. Nous allons d’abord développer notre partenariat avec le Club Med pour récupérer des clients qui avaient l’habitude d’aller à Pompadour. Cet été, on a loupé le coche. Le Club Med fait sa pub d’une année sur l’autre et là, c’était trop tard. En revanche, nous allons être présents dans les brochures de la prochaine saison. Et depuis cet été nous avons un kiosque dans l’enceinte du club de La Palmyre. On y a amené des poneys pour proposer des baptêmes. Notre partenariat se met en place. Sans compter que l’offre équestre doit faire partie du package pour obtenir un quatrième trident. 

« Sud Ouest ». C’est un axe qui concerne le tourisme équestre. Qu’en est-il de votre projet pour séduire la population locale ? 

Jacques Couderc. Nous allons proposer des produits plus diversifiés et faire un gros effort sur la partie compétition. On a acheté deux camions pour pouvoir nous déplacer sur les concours. C’est un axe fort de notre projet. Nous allons le lancer l’année prochaine avec comme objectif d’aller aux championnats de France. Pour notre image, c’est important. J’ai coaché des élèves à haut niveau et ma compagne, Nathalie Dijols, est une cavalière professionnelle qui est aussi enseignante. Tout ça va nous aider. Sans compter qu’on a aussi dans l’équipe Christophe Guillemet, un cavalier international de concours complets et instructeur diplômé d’État.

« Sud Ouest ». L’organisation de concours semble être votre troisième axe de développement… 

Jacques Couderc. C’est exact. Nous prévoyons d’organiser de nombreuses manifestations. Pour ça, il va falloir changer certaines choses… Nous allons devoir sabler le terrain en herbe pour qu’il soit utilisable toute l’année. Si on veut organiser quatre concours internationaux une ou deux étoiles, trois concours complets, deux concours de dressage et des CSO nationaux dans la saison sur 18 dates, c’est la condition sine qua non. Notre ambition est d’organiser deux manifestations par mois en dehors des vacances scolaires. Je vais m’appuyer sur la Somecob (1) dont j’ai pris la présidence. 

« Sud Ouest ». Quand auront lieu les concours internationaux ? 

Jacques Couderc. Pas en été. Si on veut avoir des sponsors, créer des partenariats, il faut que les chefs d’entreprises puissent inviter des clients en dehors des vacances scolaires. En ce qui concerne les concours internationaux, on va programmer une tournée de printemps du 10 au 20 mars et une tournée d’automne du 29 octobre au 6 novembre. Nous allons investir dans plus de 300 boxes démontables. J’ai aussi acheté des tentes pour accueillir les gens et du matériel. 

« Sud Ouest ». Est-ce la clé pour la viabilité économique de votre projet ? 

Jacques Couderc. En partie, oui. Dans le monde équestre régional, Royan est une destination prisée. La seule critique, c’est le terrain. Il faut donc en changer. Nous envisageons aussi de louer le site pour des mariages ou des baptêmes. On a tout ce qu’il faut et le cadre s’y prête. On est isolé. Pour la musique, c’est un plus. 

« Sud Ouest ». Avez-vous prévu d’autres améliorations au niveau des infrastructures ? 

Jacques Couderc. On a déjà mis un petit coup de peinture, refait l’intérieur du club-house, aménagé une terrasse extérieure et nous allons refaire le sol du manège. Il est trop dur et dangereux. 

Recueilli par Stéphane Durand 

(1) La Somecob était la société organisatrice du Jumping international de Royan aujourd’hui arrêté. 

 

 

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